Dubrovnik – La pierre et l'absence

Dubrovnik est une ville-théâtre dont les murs de pierre blanche absorbent et renvoient la lumière avec une intensité aveuglante. J'ai abordé cette cité non comme un décor historique, mais comme un espace de géométrie pure. Ici, la pierre n'est pas seulement un matériau ; c'est un miroir qui capte les siècles et les restitue sous forme de reflets polis.

Le silence minéral. 

Dans l'étroit labyrinthe des ruelles, j'ai cherché les moments de vide. Là où la foule s'efface, la ville respire enfin. Ce qui m'a intéressé, c'est la verticalité des murs et la manière dont les ombres portées découpent l'espace, créant des compositions presque abstraites. Chaque marche, chaque recoin devient une étude de texture et de contraste.

L’humain en retrait. 

Dans ce cadre monumental, l'humain devient une silhouette fugace, presque un accident. Un habitant qui étend son linge ou un passant solitaire souligne, par sa présence, l'immensité du temps qui imprègne les lieux. Mes photos tentent de saisir ce dialogue discret entre la permanence de la roche et la fragilité de l'instant présent.

Conclusion. 

Cette série est une quête de sérénité. Elle propose un regard apaisé sur Dubrovnik, où la lumière devient le personnage principal d'une histoire sans fin.