Casablanca – Ombres et contrastes atlantiques
Casablanca est une ville de frottements. Entre la modernité qui s'élance et la poussière qui retombe, il existe un espace visuel unique. Ici, la lumière n'est pas une caresse, c'est une lame qui découpe l'architecture et les corps. Dans cette série, j'ai cherché à capter la tension entre le minéral des façades blanches et la vibration organique de la rue.
La géométrie du chaos.
Casablanca s’organise dans un désordre apparent qui possède sa propre logique. Les lignes architecturales, souvent autoritaires, sont fracturées par l'usage quotidien. J’ai photographié ces structures comme des squelettes urbains habités par des silhouettes fugaces. Les corps ici ne s'imposent pas, ils se laissent traverser par l'espace.
Matière et température.
On photographie Casablanca par immersion. Il y a dans l’air quelque chose d’épais, une chaleur qui émane des murs fissurés. Chaque passage crée un contraste violent entre l'ombre salvatrice et le soleil brûlant. Mes images sont nées de ce conflit visuel permanent, cherchant à traduire la température d'un lieu plus que son décor.
Conclusion.
Cette série est tactile. Elle ne cherche pas à raconter Casablanca, mais à en restituer l'impact physique. C’est une ville que l’on photographie comme on touche une surface chaude : avec une attention prudente.